mardi 14 décembre 2010
Les tendances technologiques pour 2011
Par Marc Blanchard [Virus Docteur], mardi 14 décembre 2010 à 16:54 :: Cybercrime in real time (All languages)
1. Stuxnet a été un excellent exemple pour démontrer que des attaques informatiques peuvent avoir des dommages collatéraux énormes dans le monde réel, celui avec qui nous vivons au quotidien.
Pour 2011, il faut s’attendre à d’autres cyber menaces de ce type, ciblant des entités industrielles mais également des attaques à l’encontre du secteur tertiaire, voire des attaques d’indisponibilités d’accès internet de pays visés pour diverses raisons.
2. Ces dernières semaines montrent la recrudescence et la monté de mouvements ou organisations (appelé hacktivistes) demandant une contribution technologique (lancer un petit outil permettant de paralyser des sites internet ou des pays) de l’ordinateur de l’internaute pour plaider une cause.
L’internaute engage sa seule responsabilité juridique à partir du moment où il exécute ces outils.
Il est à noter, par ailleurs que ces outils sont détectés malveillants par la majorité des éditeurs antivirus.
Ces attaques peuvent avoir des dommages collatéraux énormes, car elles peuvent paralyser une entreprise, mais également un pays, et ce, sans pour autant que l’internaute le sache lorsqu'il lancera cet outil qu’il pense anodin.
3. Les attaques ciblées.
Des attaques ciblées sont doubles grâce aux hactivistes d’une part, et d’autre part, par la contamination substantielle des ordinateurs des internautes avec des botnets cachés par des rootkits.
Rootkits, qui, sont de plus en plus furtifs, puisque certains d’entres eux arrivent à toucher des secteurs des disques durs invulnérables aux reformatages, et d’autres qui permettent de patcher des box/modem internet afin d’ouvrir des backdoors.
4. Le clouding malware.
Le clouding malware représente une grande puissance de botnets afin de lancer à un instant T et automatiquement, une attaque en masse vers un pays, une institution, une entreprise, etc. Les ordres des machines attaquantes sont donnés par le biais des moteurs de recherches lancés par le botnet à horaires réguliers, téléguidant ainsi la machine de l’internaute et à son insu.
On estime aujourd’hui que certains botnets auraient une puissance supérieure à 20 Térabits par Seconde. Pour information, la Birmanie a été inaccessible pendant 8 jours par une attaque de 16.9 Gigabits/seconde.
5. Les failles dites ZeroDay.
Il y a encore quelques temps, les failles des systèmes ou d’applications étaient publiées AVANT que des codes malveillants puissent les exploiter.
Aujourd’hui, les failles ZeroDay sont conservées par les développeurs de malwares, afin qu’ils soient certains que leurs attaques aboutissent.
